dimanche 25 juin 2017

Pour conclure sur le Moyen Âge

 Aujourd'hui je vais vous présenter deux livres que nous utilisons pour conclure cette étude du Moyen Âge qui nous a occupés toute l'année. 

Le premier vient des éditions Belle Émeraude : la fleur de minuit raconté et illustré par Marie Laure Vitriot. 



Vous en avez déjà entendu parlé à droite et à gauche à l'occasion du solstice d'été, qui est une fête de saison dans la pédagogie Steiner. Oui, mais ici nous ne la faisons pas. Est-ce pour autant que nous nous priverions du plaisir de cette lecture : non. Tout simplement parce que c'est un conte slave et, qui plus est, daté du Moyen - Âge. Or ici  nous avons un goût particulier pour les pays de l'est et, comme je l'ai déjà dit plus haut, nous étudions le Moyen - Âge en thème commun pour cette année. Donc non seulement il conclut l'année avec élégance mais en plus je le réutiliserait lorsque nous ferons notre bloc sur la Russie en guise d'ouverture vers les autres cultures slaves. C'est un livre d'un format de 22x29.5 avec une couverture cartonnée, de 32 pages. Voici la présentation faite par l'éditeur :
On raconte dans de nombreux contes populaires que la nuit de la Saint Jean, au solstice d‘été,  une seule et unique fougère, cachée dans la forêt, fleurit pendant les douze coups de minuit...
Celui qui part à sa recherche et la trouve peut acquérir des pouvoirs surnaturels. Pour cela, il faut avoir le cœur pur et savoir braver bien des dangers.

Rien n’arrêtera Mischa, un jeune berger, dans sa quête de la fleur de minuit !
 Mischa vit dans une maison semblable à une cabane près d'un bois avec ses parents et leurs chèvres. Un soir, lors de la fête de la Saint Jean (dont on apprend la raison et les traditions ), il entend l'histoire de la fleur de fougère. Si l'on arrive à vaincre les obstacles, à voir la fleur et récupérer une poudre d'or on peut voir son voeu exaucé. Mais il y aussi un rituel à suivre avec de nombreux symboles : il faut y aller avec un maillot blanc, seul, guidé par le fil d'argent de la confiance, attendre les 12 coups de minuit, disposer en rond 7 petites croix en bois de noisetier et attendre le premier rayon de soleil assorti du chant du coq. Or Mischa a un voeu et il aimerait bien qu'il soit exaucé. Il lui faudra s'y reprendre par trois fois avant de parvenir à voir la fleur de fougère et la réalisation de son voeu.  Le premier échec est dû à un manque d'endurance, le second est lié à une tricherie, enfin la troisième fois sera la bonne et liée au fait que Mischa a grandi et appris. Car en effet, si au début les animaux de la forêt lui font peur, la troisième fois ce n'est plus le cas, il les connaît. Et des animaux il y en a dans ce conte : le criquet, la reinette, un pic-vert, les chèvres, un coq, un écureuil, une grenouille, une chouette, un rossignol, une coccinelle, un scarabée, une salamandre, un éphémère, un chat (celui de Mischa), le cerf, la biche, le faon, le blaireau, le renard, le lapin et la mésange. Tout d'abord on insiste sur le bruit qu'ils font mais à un moment donné vient une explosion de couleurs, puis leurs bruits n'en sont plus, ou si mais plus pour tout le monde. Il y a aussi des plantes avec une certaine symbolique aussi : la fougère bien sûr, mais aussi le millepertuis, la mousse, les orties, les ronces, les chardons, les arbres avec leurs racines et leurs branches. Et tous entrent en scène à un moment bien précis. La leçon principale de ce conte c'est surtout la persévérance, au milieu d'autres. 

Au fil des images vous noterez l'évolution des couleurs selon l'avancée dans l'histoire. Il y a aussi un jeu de couleur avec la typographie. Les aquarelles sont tout simplement splendides. Bref ce livre est un vrai régal pour les yeux mais aussi pour les oreilles. un très joli conte magnifiquement présenté! 

page de garde qui met l'eau à la bouche!

Voici des détails : 
première image de l'histoire, on peut jouer à identifier les animaux
le coq qui a un rôle clef mais cette fois-là...
la chouette que l'on retrouve souvent
typographie notez ici la couleur par rapport à l'image
 Bonne lecture!

Une autre ressource pour le Moyen - Âge que nous venons de découvrir est le livre La mode au Moyen Âge dans la collection j'habille mes amies des éditions Usborne. 

 
Tout d'abord ses caractéristiques :  il fait 24 pages plus 10 pages  d'autocollants (plus de 100) pour un format de 305 x 238 mm.

Il s'agit ici de compléter le livre avec des autocollants pour découvrir les vêtements et accessoires des hommes et des femmes au Moyen Âge. Les premières pages expliquent ce qui composait la mode au Moyen Âge avec un renvoi vers les autres pages. Puis les pages suivantes mettent des personnages dont les prénoms sont donnés (ce qui les rend plus proches de l'enfant) dans diverses situations : 
  • le château médiéval
  • le Banquet Pascal
  • les Paysans
  • la mode italienne
  • le tournoi
  • le pèlerinage
  • les tenues chaudes
  • les marchands
  • la mode bourguignonne
  • la cour d'Espagne
Chaque page comporte quelques explications sur le thème, illustrées d'oeuvres d'art (que l'on peut rechercher sur la toile) ou de croquis. La mise en scène des personnages, en sous vêtements ou vêtements simples, permet d'avoir une bonne idée des conditions de vie. Le vocabulaire lié aux tenues vestimentaires du Moyen Âge est riche mais il se trouve sur les autocollant, pour ne pas le perdre avec mes filles nous avons décidé de le réécrire sur les images une fois complétées. Les autocollants sont tous rassemblés en fin de livre sur des pages détachables; parfois  deux planches se rattachent à un même thème ce qui nécessite une certaine discipline pour ne pas se tromper mais les autocollants d'un même thème sont disposés sur un fond de couleur précis, une couleur pour un thème. À la fin du livre, avant les autocollants, il y a une page activité intitulée "tenues à décorer" ce qui est une bonne manière de conclure cette découverte. Comme le dit l'éditeur : c'est un  "Un livre d’autocollants à la fois ludique et informatif, superbement illustré" que nous avons beaucoup de plaisir à exploiter. Voici un aperçu du contenu : 

Les premières pages : 


Les pages à compléter sans autocollants :  


Les autocollants : 


Page des autocollants détachable : 

Page de conclusion : 

Pour nous ce fut un travail amusant et riche en échanges auquel nous avons pris énormément de plaisir. 

 Je vais prendre congé de vous et espère vous avoir donné quelques pistes intéressantes autour de cette très riche période permettant d'apprendre mais de manière détendue. Pour occuper vos enfants au moment le plus chaud de la journée vous avez là quelques ressources bien utiles.





samedi 24 juin 2017

ateliers Mercurius


Lorsque l'on fait la pédagogie Steiner- waldorf la société Mercurius est bien connue. Or vous l'ignorez peut-être mais Mercurius France propose des ateliers à domicile. Nous avons eu la possibilité de les recevoir chez nous à cet égard et franchement nous ne regrettons pas. Nous avons énormément partagé, leurs enfants étant venus aussi, ils ont liés des relations avec les nôtres et ont beaucoup joué lorsque les adultes étaient pris dans leurs discussions. Le moment qui a duré un jour et demi, fut chaleureux, convivial et enrichissant, bref un vrai temps d'échange comme je les aime, une bulle qui a suspendu le temps et les soucis divers. Un moment ressourçant et encourageant. Voici des photos : 
Nous avons commencé par un travail autour de la laine : les plus grands devaient découper des étoiles dans de la feutrine, coudre les étoiles bord à bord par deux, les rembourrer avant de finir de coudre et feutrer à l'aiguille des décorations. Pendant ce temps les plus jeunes apprenaient - et moi avec- à feutrer la laine cardée au savon et à l'eau avec du papier bulles.
 Les étoiles peuvent ensuite être suspendues à l'aide d'un fil de nylon passé sur une pointe d'une branche pour accrocher l'étoile.
Ensuite nous avons fait des bougies en cire fondue par trempage et décoré les bougies ainsi que les photophores. 
Là les enfants sont partis vaquer à leurs occupations et nous avons parlé techniques notamment concernant les blocs de cire Stockmar. À cette occasion j'ai appris que les blocs de chez Giotto viennent d'un groupe qui a quitté Stockmar pour rejoindre Giotto. Du coup comme j'avais du Giotto à la maison nous avons comparé et constaté que les Giotto se mélangent moins bien que les Stockmar et ne permettent pas de faire le travail que mon second fils a réalisé en dessinant son dinosaure.
Le lendemain matin nous avons fait un dernier atelier sur le dessin de formes.
Puis vint le moment de se séparer. Je remercie l'équipe de Mercurius et les petits qui n'ont pas ménagé leur énergie pour partager avec nous leurs savoir-faire, guider lorsque c'était nécessaire et laisser faire également. Nous avons eu en sus droit à un très joli concert de flûte de la part des enfants (pas les nôtres), merci beaucoup à vous de cet effort qui m'a permis d'apprécier le son des flûtes pentatoniques en bois (ici nous utilisons les flûtes irlanaises ou celles proposées par Jodie Mesler.

Pour faire la feutrine : 
Rajouter des ciseaux, du fil et des aiguilles ainsi que du fil nylon et du bourrage pour les étoiles. Du papier bulle, du savon et de l'eau ainsi qu'une serviette pour poser le papier bulle et la laine. 

Pour faire les bougies (la présence d'un adulte est indispensable) : 

Pour le dessin de formes :
et sur cette page vous avez toutes les offres : http://www.mercuriusfrance.fr/51-blocs-a-dessiner
mais sur cette page vous en avez de toutes sortes : http://www.mercuriusfrance.fr/50-papier

Et en cadeau nous avons eu ces cahiers : http://www.mercuriusfrance.fr/scolaire/297-petit-cahier-d-epoque.html pour les petits et ceux-ci pour les grands : http://www.mercuriusfrance.fr/cahiers/368-cahier-d-epoque-moyen-horizontal-avec-intercalaire.html.

Si vous êtes tentés par l'aventure, n'hésitez pas!


vendredi 23 juin 2017

L'hospitalité

Aujourd'hui je voudrais vous parler de l'hospitalité parce que j'ai eu avec ma famille la joie de connaître une magnifique expérience en lien avec cette qualité. 

Qu'est-ce que l'hospitalité? L'hospitalité consiste en un accueil cordial et généreux des invités ou des étrangers. Le terme “ hospitalité ” traduit le grec philoxénia, qui signifie “ amour (affection pour, ou bonté envers) des étrangers ”. Dit comme cela ça semble simple pourtant il doit présenter certaines caractéristiques. Pour être véritable, elle doit venir du coeur. Pour les chrétiens, chez qui c'est une qualité essentielle, l'hospitalité est un indice de foi. Jacques explique que pour ce qui est de démontrer sa foi l’hospitalité est une œuvre essentielle. Il déclare : 
“ Si un frère ou une sœur se trouvent nus et manquent de la nourriture quotidienne, et que pourtant l’un de vous leur dise : ‘ Allez en paix, restez au chaud et continuez à bien vous nourrir ’, mais que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? De même aussi la foi, si elle n’a pas d’œuvres, est morte en elle-même. ” —Jacques 2: 14 - 17.

Et par conséquent l'hospitalité hypocrite n'est pas souhaitable comme le souligne le Proverbe 23 : 6 - 8 :
 “ Ne te nourris pas de la nourriture de qui a l’œil sans générosité [littéralement : “qui est mauvais quant à l’œil ”], et ne te montre pas saisi de convoitise pour ses mets délicieux. Car comme quelqu’un qui a calculé dans son âme, ainsi est- il. ‘ Mange et bois ’, te dit-il, mais son cœur n’est pas avec toi. Ton morceau que tu as mangé, tu le vomiras, et tu auras gaspillé tes paroles agréables. ”. 
Comme il n’est pas de ceux qui donnent sans arrière-pensée, mais qu’il attend quelque chose en retour de ce qu’il donne, un tel homme calcule quelque chose contre celui qu’il invite ; il le reçoit apparemment de bon cœur, mais avec une idée derrière la tête. Si on partage son repas, et surtout si on convoite ses mets savoureux au point de souhaiter y goûter encore, on se place dans une certaine mesure sous sa coupe. On trouvera peut-être difficile de lui refuser quelque chose, et on s’attirera des ennuis. Alors on regrettera d’avoir mangé avec lui, et les paroles agréables qu’on aura exprimées.

Ces éléments posés il fallait pour nous 7 relever un défi. Nous devions recevoir 6 personnes avec notre petit budget et notre modeste maison mais il fallait le faire sans nous mettre en difficulté, d'un coeur sincère et sans calcul alors que ces personnes venaient pour nous apporter quelque chose. Comment faire pour que cette action reste un élan du coeur? Comment aider nos enfants à bien vivre le partage de leurs trésors et pour certains de leur chambre qu'ils allaient laisser deux nuits dont une où les invités y dormiraient ? Pour vous je ne sais pas, mais pour nous la solution consiste à chercher des exemples dans la Bible et méditer dessus, échanger. C'est ce que nous avons fait.

Bien sûr il y a l'exemple d'Abraham qui a offert l'hospitalité à des anges (Genèse 18 : 3, 7, 8 notamment) ou celui de Lot qui a aussi abrité des anges (Genèse 19: 1 - 3, 6 - 7 entre autre). Ce sont des exemples que nous avons évoqués mais nous avons plutôt porté notre attention sur cette veuve qui a partagé le peu qu'elle avait avec le prophète Éliya/Élie : 
La parole de Dieu vint alors à lui, disant : “ Lève-toi, va à Tsarphath, qui appartient à Sidon, et tu devras y demeurer. Écoute : là-bas j’ordonnerai vraiment à une femme, une veuve, de te ravitailler. ” Il se leva donc, alla à Tsarphath et pénétra dans l’entrée de la ville ; et, voyez, il y avait là une femme, une veuve, qui ramassait du bois. Alors il l’appela et dit : “ S’il te plaît, va me chercher un peu d’eau dans un récipient pour que je boive. ” Comme elle partait en chercher, il se mit à l’appeler et dit : “ S’il te plaît, va me chercher un morceau de pain dans ta main. ” Mais elle dit : “ Aussi vrai que ton Dieu est vivant, je n’ai pas de gâteau rond, [je n’ai] qu’une poignée de farine dans la grande jarre et un peu d’huile dans la petite jarre ; et voici que je ramasse quelques morceaux de bois, puis je devrai rentrer et préparer quelque chose pour moi et pour mon fils ; il nous faudra manger cela et puis mourir. ” Alors Éliya lui dit : “ N’aie pas peur. Rentre, fais selon ta parole. Seulement, avec ce qu’il y a là, prépare-moi d’abord un petit gâteau rond, et tu devras me l’apporter ; tu pourras préparer ensuite quelque chose pour toi et pour ton fils. Car voici ce qu’a dit le Dieu d’Israël : ‘ La grande jarre de farine ne s’épuisera pas, et la petite jarre d’huile ne diminuera pas, jusqu’au jour où Dieu donnera une pluie torrentielle sur la surface du sol. ’ ” 
1 Rois 17 : 8 - 14

Voici la situation : 
À cette époque, à cause d’une longue période de sécheresse, beaucoup de gens sont menacés par la famine. Parmi eux, notre veuve et son jeune fils qui vivent à Tsarphath. Vient le moment où il ne leur reste plus de nourriture que pour un repas et pourtant consciente d'avoir affaire à un prophète de Dieu, la veuve accueille Élie avec hospitalité. Elle était sincère car elle a été effectivement récompensée par Dieu qui lui a fourni miraculeusement de la nourriture à cette femme, à son fils et à Éliya jusqu’à la fin de la sécheresse (1 Rois 17 : 15 - 16) et Jésus la citera en exemple aux habitants de Nazareth (Luc 4 : 24 - 26).

Le rapport avec nous : elle a offert ce qu'elle avait de meilleur d'un coeur sincère. Et au bout de notre réflexion avec les enfants nous nous sommes axés sur le fait de donner. Et alors toute la maison s'est mise en action : chacun a nettoyé, je me suis chargée de la cuisine, nous avons préparé les lits pour deux de nos chambres (nous en avons 3) et mon mari a avancé autant que possible sur les travaux de la salle d'eau (mais le ciment n'avait pas fini de sécher pour poser la peinture sur un mur). In fine mon mari et nos enfants ont même trouvé de quoi offrir quelques souvenirs issus de l'artisanat de la région. À nous occuper autant à tout faire pour que nos invités soient reçus dans les meilleures conditions possibles, nous n'avons pas eu une minute pour penser à la raison de leur visite et nous nous sommes vraiment tournés vers le fait de donner. 

Résultat : cette promesse est vraie : “ Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. ” — Actes 20 : 35. Lorsque nos invités sont arrivés nous étions dans la joie de leur offrir le maximum de ce que nous pouvions. Et nous avons eu la joie de partager une journée et demie excellente dans un réelle partage, avec de nombreux échanges, et des liens ont commencé à se tisser. J'ai même eu la chance que ma machine à laver, qui avait montré de signes de fatigue le vendredi, ne me lâche qu'après ma dernière lessive relative à leur venue, après leur départ. De plus, je ne sais comment, nous parvenions à financer l'achat d'une autre avec en sus le près d'une par un ami le temps que la nouvelle soit livrée. Je n'ai donc eu qu'à essorer mon linge à la main qu'une fois! 

En conclusion, même s'il est vrai qu'il y a eu des bienfaits matériels, les bienfaits en terme de relation humaine ont été plus importants.